ndongo sa dernierre interprétation sur scéne ki commence bien et ki se termine tragikment...

ndongo sa dernierre interprétation sur scéne ki commence bien et ki se termine tragikment...
Le vendredi 14 janvier 2005, Ndongo Lô animait une soirée dans la boite de nuit de « Yengouleen » à Dakar. Vers 3h du matin, il a interrompu le concert dû à des maux de ventre qui l'ont fait vomir sur scène. Il a été immédiatement transféré à la clinique Casahous dans la capitale sénégalaise. Il y est resté deux nuits. Le dimanche il avait commandé une soupe, son plat préféré et l'a mangé en compagnie de sa femme et de son manager. Pendant l'après-midi ceux-ci ont remarqué que son état s'aggravait. À un moment son manager croit que Lô s'était évanouit. Il ne s'était pas évanouit, vers 19h le dimanche 16 janvier 2005, il avait rendu l'âme pour toujours.

# Posté le mercredi 18 janvier 2006 12:36

Modifié le mercredi 18 janvier 2006 13:37

NDONGO LÔ TITRES DE SES ALBUMS

NDONGO LÔ TITRES DE SES ALBUMS
Discographie :
Ndoortel, Tarkhiss, Aduna, Weet

# Posté le mercredi 18 janvier 2006 12:11

Modifié le lundi 23 janvier 2006 12:42

DISPARITION DE NDONGO LO - Témoignage de Dj Koloss : "Il est mort dans les bras..."

DISPARITION DE NDONGO LO - Témoignage de Dj Koloss : "Il est mort dans les bras..."
Il a été l'un des premiers animateurs de radio à lui ouvrir son micro. Alors que le jeune chanteur sortait fraîchement de sa banlieue chérie, à la recherche d'une main tendue. Et depuis, une complicité s'est installée entre les deux hommes, au-delà des simples relations de travail. Une véritable amitié. Il lui a fait confiance parce que l'homme est réputé pour son franc-parler. El hadj Abdou Lô alias Dj Koloss, fait partie de ces gens que Ndongo Lô a envoûtés avec sa musique. Une admiration que lui rendait bien le chanteur décédé, n'hésitant pas à lui demander son avis sur les grandes décisions qu'il devait prendre, tant sur le plan professionnel que privé. L'animateur parle de lui avec une douce nostalgie. Koloss revient sur les débuts de l'enfant de Pikine, la tournée qu'ils ont effectuée au pays de l'oncle Sam et sur la longue maladie du chanteur. Maladie qui a finalement eu raison de lui dimanche dernier.


DEBUTS

«Il n'avait pas de soutien. Il frappait à toutes les portes et il n'avait qu'un morceau à son compte, un duo avec Papa Ndiaye Guéwel.

Il a fait ses premiers pas dans la musique en chantant dans les Simb (Jeux de faux lions), les mbapatt (séances luttes traditionnelles) et les baptêmes.

Tout a démarré avec une soirée sénégalaise au Ravin, avec Papa Ndiaye Guéwel. Il était venu en simple spectateur et au cours de la soirée, il a pris le micro et a chanté. Sa prestation a laissé le public bouche bée. Le percussionniste l'a contacté par la suite pour prendre part à son album. Le premier jour où est entré en studio, c'était en compagnie de Papis Konaté. Ce dernier n'en revenait pas. Tellement Ndongo Lô était mal habillé. Mais quand il a chanté tout le monde s'est émerveillé. Les gens savaient qu'ils avaient devant eux un excellent chanteur. Avec le succès du morceau de Papa Ndiaye, le producteur Talla Diagne m'a contacté pour prendre langue avec le jeune homme. En ce moment, je n'avais pas encore de relations avec Ndongo. Mais comme il était en promotion, je me suis dit qu'il ne cracherait pas sur une invitation. Quand je l'ai reçu pour la première fois à la 7 Fm, il était ébahi. Il était accompagné par un de ses amis et, après l'émission, ils n'avaient pas de sous pour rentrer. Je lui ai proposé de le déposer à Pikine. Sur le chemin, il m'a fait savoir qu'il voulait sortir une cassette. Et je l'ai envoyé directement voir Talla Diagne. C'est comme cela qu'il a produit sa première production. Après le succès rencontré par le produit, je l'avais perdu de vue. J'avais même des problèmes pour décrocher une interview. Quelques temps après, je l'ai reçu pour une très chaude interview. Il était sorti du studio un peu choqué, parce qu'il s'attendait à recevoir des éloges comme tout le monde le faisait. Puis, il est revenu à de meilleurs sentiments, s'étant rendu compte qu'il fallait que quelqu'un lui tienne un langage de vérité, c'est ce qui a contribué à nous rapprocher. Lorsque je suis revenu de tournée avec Fallou Dieng aux États-Unis, j'ai parlé de lui au promoteur de cette tournée qui avait déjà des échos favorables sur Ndongo Lô.»




TOURNEE AMERICAINE

«C'est à travers cette tournée que j'ai découvert le véritable Ndongo Lô. Ce que j'ai découvert qu'il était jeune et n'était pas conscient de son statut. A notre arrivée en Amérique, on s'était fait voler tous nos bagages. On n'avait rien à se mettre, c'est là qu'on a découvert toute la générosité de la personne. Il a tout fait pour toucher son avance et nous acheter des habits. Et le premier coup dur de la tournée a été la désertion d'un des musiciens Ousmane Camara, le guitariste et chef d'orchestre. C'était à Atlanta. Et cela l'a rendu malade durant tout le trajet. Il est arrivé qu'il joue sans guitariste. A Détroit, il a trouvé par hasard un Sénégalais qui jouait de la guitare. C'est moi qui tenais la table de mixage parce que les Américains ne comprenaient rien. Ils voulaient juste entendre sa voix. Revenus à New York, un autre musicien s'est enfui, Arona, alors qu'il restait encore des spectacles. Ce jour-là, il a pleuré comme un enfant, craignant que sa formation musicale se disloque. Cela a aggravé son état de santé.

C'était un homme simple. Et quand il voulait aller quelque part, il ne demandait la permission à personne. A tel enseigne que son entourage était obligé parfois de cacher les clés de sa voiture. Chez lui, il était relax. Il était entre le salon, la chambre et la cuisine, et si l'envie lui prenait d'aller à la boutique, il le faisait pieds nus. S'il rencontrait des enfants jouant au foot, il n'hésitait pas à se joindre à la partie.»

DERNIERE RENCONTRE

«Je l'ai vu lors de sa soirée du 31 décembre. Mais notre véritable dernière rencontre, c'était lors de la foire passée chez une amie commune. Il était venu à la foire et quand il repartait, il a vu ma voiture garée devant la maison, et il nous a rejoints. On était en train d'écouter un des morceaux qu'il avait fait sur scène et qui n'est pas encore sorti. Il a aussi fait un duo avec Youssou Ndour dans le cadre de rencontres qu'organisait Dj Amish (Ndlr : animateur à Sud fm). C'est une reprise d'un vieux succès de Youssou Ndour. Je crois que c'est le morceau Xaliss, une véritable merveille. Pour ce qui est de son dernier album, Aduna, il avait enregistré onze titres. Mais il avait l'embarras du choix, parce qu'il devait sortir un Cd plus tard. Je lui ai conseillé de garder le titre Seuye pour en faire le titre-phare. Ce qu'il a retenu au final.

Ce qui m'impressionnait le plus chez lui, c'était sa façon de s'habiller, un short et un tee-shirt, parfois les pieds nus ce qui contrastait d'avec son statut de star. En plus, il y avait surtout sa voix. Je suis tombé raide dingue de sa voix, une voix extraordinaire.»

CHUTES ET RECHUTES

«Sa première maladie s'est manifestée à la veille de notre départ pour la tournée américaine. Il avait la main enflée. Il était malade et on lui avait administré une perfusion.

Et lorsqu'on est revenu le 15 janvier 2004, il a organisé une soirée de retrouvailles. Juste après, il était retombé malade et il a été hospitalisé à la clinique Casahous pendant deux semaines, la facture s'élevait à prés de deux million. C'est Petit Mbaye de Action 2000 qui a tout payé. Il est resté malade de Février à Mars, c'est en Avril qu'il a repris ses activités. C'était la première sérieuse manifestation de la maladie. Après, il continuait de donner des soirées dans la semaine bien qu'étant malade. Et le lendemain ; de chaque prestation, il allait très mal. On le retrouvait chez lui, couché, sa voix était à peine audible.

Mais à chaque fois qu'il devait se produire c'est comme si la maladie s'envolait un moment. Sa dernière rechute fut à Saint-Louis où il s'était rendu, il y a quelques jours pour les besoins d'un baptême. Dès son retour de Saint-Louis, il a été à la clinique, puis les gens l'ont ramené chez lui croyant qu'il était rétabli.

Après cela, il y a eu la soirée au Yengoulène, vendredi dernier, au cours de laquelle, il a vomi sur scène vers les coups de trois heures du matin, la soirée fut interrompue.

C'est de là qu'on l'a amené à la clinique Casahous. Dimanche, il avait demandé à sa belle mère de lui faire de la soupe, son plat préféré. Celle-ci a chargé sa fille de la lui amener. Il est mort dans les bras de sa femme après avoir prononcé son nom. Dans un premier temps, Djily Niang, son manager avait cru qu'il s'était simplement évanoui.»

LE MAL

«Vous savez quand on est jeune, et qu'on est une star, lorsqu'il vous arrive quelque chose les gens pensent qu'on vous a ensorcelé. Mais tout le monde tombe malade et lui comme tout autre. Par rapport à son rythme de travail, il était difficile de lui faire suivre un traitement normal. Il ne prenait pas le temps d'aller se soigner et il n'acceptait pas le traitement traditionnel. Il avait peut-être le palu, ou le cancer ou bien il était tout simplement fatigué ? Quand j'ai appris sa mort sur la Rfm, je n'en revenais pas.»

LEGS A SA FAMILLE.

«Ndongo, était quelqu'un de très généreux. Il lui arrivait d'offrir de l'argent sans compter. Mais, je pense qu'avec le contrat qu'il a signé, il a dû laisser quelque chose à sa famille.»

# Posté le mercredi 18 janvier 2006 11:57

Modifié le mercredi 18 janvier 2006 12:21

DECEDE A LA CLINIQUE CASAHOUS : Ndongo Lô quitte Aduna

DECEDE A LA CLINIQUE CASAHOUS : Ndongo Lô quitte Aduna
HOPITAL PRINCIPAL - Des milliers de fans incrédules : Consternation, pleurs et crises d'hystérie.


Dès l'annonce par les radios de la disparition du chanteur Ndongo Lô, une foule monstre a pris d'assaut l'hôpital principal. Devant l'entrée principale, l'ambiance était loin d'être celle souhaitée. Et les forces de l'ordre, comprenant la douleur de tout ce beau monde, ont réussi tant bien que mal à le contenir hors de l'établissement.

Salam Diallo n'en revenait pas. Assis au volant de sa voiture, il attendait que les gendarmes de ser-vice à l'entrée de l'Hopital principal veuillent bien lui céder le passage pour accéder à la morgue. Relevant le frein à main de son véhicule, il lance soudain : «Non, ce n'est pas possible.» Un cri du c½ur. La tête entre les mains. Et il étouffe ses sanglots. Des sanglots que les milliers d'inconditionnels qui se sont retrouvés devant l'établissement hospitalier n'ont pu retenir. Hier dimanche, Dakar et ses environs avaient fini de prendre d'assaut la devanture des lieux. Avec comme unique objectif : constater de visu l'incroyable nouvelle. Pour y croire. Car tous s'apprêtaient à célébrer la Tabaski avec lui. Au rythme de ses chansons. A la mélodie de sa voix de miel. Pour eux, c'était tout simplement une farce de mauvais goût. Un cauchemar. Et ils allaient se réveiller, certes tout en sueur, mais rassurés que leur chanteur préféré est bien vivant. Malade certes, mais bien vivant. Oh que non !




Au fur et à mesure que les minutes s'égrénaient, ils allaient se rendre compte de l'évidence : «Ndongo est mort !», «Ndongo Lô n'est plus». Et le ballet des personnalités et artistes en constitue la preuve la plus éloquente. Ils étaient nombreux. Pratiquement tous les artistes se trouvant actuellement à Dakar ont fait le déplacement. Pour se recueillir et partager la peine. Avec la famille de Ndongo, la formation musicale de Ndongo Lô et les fans de Ndongo Lô. Ces derniers qui viennent de se rendre compte que la dernière fois qu'ils ont vu leur artiste vivant, c'était lors de la soirée de vendredi dernier. Un spectacle que Ndongo Lô a dû abréger à la suite de maux de ventre traduits par des vomissements. C'était la der. La dernière sortie de l'artiste.

Ndongo Lô n'appartenait pas uniquement à la famille des musiciens. Sa proximité avec Fatou Talla Ndiaye, il l'a surtout développée dans l'arène, auprès des lutteurs. Dans les bras de Lamine Faye «Lemzo», elle a pleuré. A tel point qu'elle en avait les yeux bouffis.

«Les ailes d'un jeune plein d'espoir se sont brisées. On avait encore besoin de lui. Mais qui peut lutter contre le destin. Contre la volonté divine.» Ces paroles, Bécaye Mbaye de Wal Fadjri Fm les a lancées comme s'il se parlait à lui-même. A haute et intelligible voix. Mais elles ont, comme par enchantement, pu calmer la dame. La ramener sur terre. A la raison. Lui faire comprendre que c'est dur et qu'il ne reste plus qu'à lui formuler des prières.

Des prières que va réclamer son marabout, Serigne Cheikh Mbacké de son retour de la morgue. Accompagné de certains artistes comme Ismaïla Lô, Alioune Mbaye Nder, il a tenu à parler à la foule présente sur les lieux. Un discours d'appaisement. D'un retour à Dieu. Et de donner rendez-vous à tout le monde aujourd'hui à la levée du corps prévue à dix heures. Si le discours a eu pour effet de faire partir bon nombre de personnes, d'autres préfèrent attendre. Attendre «Tyson», Mohamed Ndao, qui se trouve à l'intérieur pour se recueillir sur la dépouille de son ami. Attendre ceux qui continuent à venir aux nouvelles.

Sur ces entrefaites, une ambulance de Sos médecins sort de l'hôpital et, pour se frayer un chemin, actionne ses gyrophares. C'était le son de trop. Et en écho, les cris des milliers de fans, d'amis, de membres de la corporation. Une ambiance pesante, lourde et très triste annonciatrice de celle d'aujourd'hui. Ndongo est parti.


(écris le Dimanche 16 janvier à 22:50:54 par Mamadou BIAYE)

# Posté le mercredi 18 janvier 2006 11:40

Les larmes du dernier voyage

Les larmes du dernier voyage
Ndongo Lo est parti soudainement. Parti pour le voyage du non retour. L'enfant chéri de Pikine s'en est allé mais ses belles mélodies, la profonde vérité de ses textes resteront à jamais.

des artistes comme Youssou Ndour à Ismaïla Lô, en passant par Ouza Diallo, Alioune Mbaye Nder, Big D, Maty Thiam Dogo, Coumba Gawlo Seck, Omar Pène, Mbaye diey faye, les comédiens comme Mohamadou Diack de la troupe Daaray Kocc. Ou encore Mme Viviane Wade et les ministres de la Culture, de la Santé,Mohamed Ndaw «Tyson», mame goor... lui ont tous rendu hômmage.

# Posté le lundi 16 janvier 2006 11:17

Modifié le mercredi 18 janvier 2006 13:02